La greffe de cheveux :
La greffe de cheveux chez l'homme jeune
De très nombreux hommes jeunes
consultent pour un problème de calvitie naissante,
qu'il s'agisse d'un éclaircissement frontal se
prolongeant ou non jusqu'au vertex, d'un recul de leurs
golfes temporaux, ou encore de l'apparition d'une tonsure.
En général ces patients
sont inquiets pour leur devenir esthétique, et
il appartient au professionnel de les guider vers la
stratégie la plus efficace, mais aussi la plus
raisonnable ; Pour certains d'entre eux, à l'issue
de la consultation, une première séance peut être planifiée, pour d'autres, il
est préférable de remettre à plus
tard cette même séance, tant la calvitie est encore au tout début de son développement.
De la même façon, à
calvitie égale, un homme de vint cinq ans sera
traité tout à fait différemment d'un homme de cinquante ans, et ce pour des raisons
évidentes liées à la possible aggravation
pour le premier, et la prévisible stabilisation pour le second.
Là encore, différents
paramètres sont pris en compte lors de la première
visite, comme les antécédents familiaux,
décrits précédemment, mais aussi
la position des lignes temporales et la hauteur de la
couronne.
Règles fondamentales à appliquer à l'homme jeune lors
d'une greffe de cheveux
Si l'on observe un crâne, nous
pouvons remarquer que celui-ci est plus large à
sa base qu'à son sommet. Ainsi, plus une ligne
frontale est dessinée en position basse, plus
elle est longue, et inversement, plus elle est dessinée
en position haute, plus elle est courte.
Dans les faits, une ligne dessinée
en position haute, est toujours, et de très loin,
plus esthétique, et la mieux adaptée pour
corriger une calvitie importante. Cela étant,
il reste tout à fait possible d'envisager une
ligne frontale en position plus basse, chez un homme
de cinquante ans, calvitie stabilisée.
Chez l'homme jeune, la ligne frontale,
en position haute de sécurité, s'impose.
Elle lui évite le désagrément de
voir quelques années plus tard, ses premières
rides chevaucher la base de son implantation. Elle écarte
le risque d'un front trop court.
Enfin,
elle lui apporte l'assurance d'un résultat esthétique,
pouvant à tout moment être affiné,
par l'abaissement de cette ligne de quelques millimètres
ou plus, lors d'une nouvelle séance de micro
transplantation.
La région de la tonsure
Sauf cas exceptionnel d'une tonsure parfaitement circonscrite, sans autres signes évidents
d'évolutivité de la calvitie vers la région
frontale, en avant, ou occipitale, en arrière,
le traitement de cette région par la technique
de transplantation de cheveux, ne semble pas être
une bonne indication avant l'âge minimum de quarante
ans.
En effet, la décision de transplanter
une tonsure, implique, que l'on a estimé la hauteur
de la couronne comme stable et quasi définitive,
ce qu'aucun praticien ne peut affirmer à moins
d'être devin.
La disposition des cheveux en rayons
de roue, à partir d'un point central appelé
le tourbillon, point de départ naturel des cheveux,
nécessite toujours, notamment si le patient se
coiffe en avant, un très grand nombre d'implants.
Cela implique plusieurs séances pour le traitement
de cette seule région. Etant donné la
probabilité, chez le jeune, de voir sa calvitie
s'étendre à la région frontale
au fil des ans, la logique impose de garder l'essentiel
des réserves au niveau de la zone donneuse, pour
le traitement de la zone antérieure. Dans quelques
cas seulement, il sera possible d'envisager un traitement
partiel de la partie haute de la tonsure, en attendant
des jours meilleurs, où il sera certain que la
perte de cheveux est stabilisée.
La gestion du capital cheveux
A chaque séance le praticien
puise dans les réserves de cheveux. Mais celles-ci
ne sont pas inépuisables. C'est la raison pour
laquelle, pour nos jeunes patients, il est approprié
d'adopter une stratégie visant, toujours sur
le long terme, à traiter la calvitie sur toute
sa surface, mais avec une densité de cheveux
modérée, plutôt que de traiter une
seule localisation avec une densité maximale,
sans pouvoir traiter le reste du crâne, "
faute de stock ".
Seul l'avènement de techniques
particulières, comme la culture de cheveux, remettrait
en cause ce principe qui semble découler du simple
bon sens.
Aussi s'il devait y avoir deux mots
pour définir l'attitude à adopter pour
les hommes jeunes, ces mots seraient prudence et anticipation. Prudence quant à la gestion
du capital cheveux, et anticipation pour la stratégie
sur le long terme.
Le profil psychologique
La prise en compte du profil psychologique
du patient, et des éventuels troubles associés,
se révèle primordiale dans le cadre d'une
consultation d'esthétique.
C'est aux médecins de prendre
en compte la demande, de l'analyser et d'y répondre
par le moyen qui leur semble le mieux adapté.
A eux de faire la différence
entre une demande raisonnable et raisonnée, et
une demande pathologique qui impose de refuser l'intervention.
Les patients ne savent pas. C'est aux médecins
de savoir pour eux. C'est ensuite aux patients de faire
leur choix.
Questions Réponses sur la greffe de cheveux chez l'homme jeune
Faut-il traiter toutes les localisations chauves, ou traiter en priorité
certaines régions ?
A moins que le patient présente une
très belle hauteur de couronne, qu'il affiche une exceptionnelle
densité au niveau de la zone donneuse, qu'il se rapproche
de la quarantaine, et que ses antécédents familiaux
plaident pour une calvitie arrivée à un stade
de stabilisation, la règle est de privilégier
la région frontale, en dessinant une ligne frontale en position haute de sécurité, et de s'abstenirde traiter la région
de la tonsure.
Faut-il
corriger les golfes qui se creusent ?
Sauf cas exceptionnel, chez l'homme entre
vingt et quarante ans, la réponse est non.
Greffer les golfes chez les hommes de cet âge, c'est
prendre le risque d'implanter les cheveux en mauvaise position,
si ces derniers voient, dans l'avenir, la hauteur de leur
couronne baisser, et leurs lignes temporales reculer.
Faut-il se plier aux exigences de nos jeunes patients ?
La réponse est définitivement
non. Sans les heurter, il faut les informer et les orienter
vers ce qui semble être, pour eux, la meilleure stratégie
à long terme.
Dans le cas de calvities étendues ou potentiellement
évolutives, cela signifie un geste à minima,
voire un refus d'intervenir trop précocement.
Dans le cas de calvities plus modérées
ou d'évolution plus lente, il est possible de proposer
une à deux séances de microtransplantation, en privilégiant toujours
le traitement de la région frontale haute.
L'objectif est, en effet, de répondre
à une demande et de traiter le patient au plus vite,
mais il est surtout de s'assurer que le traitement ne gâche
pas son avenir esthétique, ce qui est encore trop souvent
le cas, notamment lorsque le traitement n'a visé que
le court terme.
N'oublions jamais que le corps et le visage
en particulier, changent avec le temps. Les rides apparaissent,
le visage se creuse ou s'épaissit. De tels paramètres
ne doivent jamais être négligés au moment
de la reconstruction de la bordure frontale.
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